Camargue · Passion du taureau · Course camarguaise

Généralités

Course camarguaise

La course camarguaise est un jeu taurin où des raseteurs (participants) tentent d'attraper des attributs fixés aux cornes d'un taureau ou d'une vachette. Contrairement à la corrida, le taureau n'est pas mis à mort durant la course camarguaise. Ce jeu est très populaire de l'Hérault à Arles en passant par le Gard, la Camargue et la Crau. Un petit millier de compétitions ont lieu chaque année, tous niveaux confondus.

La course est précédée de l'abrivado (l'arrivée) où les taureaux sont menés à travers les rues du village des prés aux arènes, encadrés par les manadiers (ou gardians) sur leur chevaux. D'ailleurs la bandido (l'échappée) caractérise l'action inverse : Les taureaux sont menés des arènes aux prés par les gardians. Ces passages sont encore une fois une occasion aux jeux taurins : Le but des gardians, chevaux et taureaux est de rester groupés « emmaillés », le but des gens dans la rue (les attrapaïres) est de détourner les taureaux et de les pousser à s'échapper (parfois en les retournant afin qu'ils reprennent le chemin des arènes).

La culture camarguaise est très différente de la culture espagnole dans le domaine de la tauromachie : Le taureau est une star au même titre que le raseteur. Si jamais l'animal est blessé à cause d'un coup de crochet mal ajusté du raseteur ou d'une mauvaise réception dans un coup de barrière, la présidence peut ordonner la suspension de la course et le manadier vient alors en contre-piste pour juger de la blessure de son animal, et décider s'il poursuit la course ou non.
On peut aussi noter qu'il est courant d'entendre un "Carmen" (extrait de l'opéra de Bizet) lorsque le taureau passe en contre piste (derrière les barrières) ou qu'un acte de bravoure est effectué par un raseteur. Une autre musique caractéristique des courses est l'èr di biou. C'est une sonnerie de trompette qui annonce l'arrivée du taureau dans l'arène. Les raseteurs doivent attendre la seconde sonnerie (une minute après l'arrivée du taureau - ce temps lui est laissé pour s'habituer à l'arène) pour commencer à raseter. Quand le taureau retourne dans le toril, la sonnerie retentit encore une fois.

Au sujet du raseteur : Il est vêtu de blanc et est équipé d'un crochet qui lui permet d'attraper les attributs.

Les attributs

Course camarguaise

Les attributs sont les éléments clef de la course camarguaise : Les raseteurs ont pour but de les décrocher des cornes du taureau. Il y a trois attributs et les raseteurs doivent les décrocher dans un ordre précis :

  • 1. La cocarde : C'est un ruban rouge d'une dimension de cinq à sept centimètres de longueur et d'un centimètre de largeur. La cocarde se trouve attachée sur une ficelle sur le haut de front du taureau et au centre.

  • 2. Le gland : C'est un pompon de laine blanche. Il y en a deux et ils sont accrochés par la ficelle à la base de chaque corne.

  • 3. La ficelle : C'est le dernier attribut à enlever est en fait enroulée autour de la corne avec un nombre de tours variable et déterminé par le classement du taureau.

Lorsqu'un raseteur réussit à décrocher un attribut, il gagne des points (par exemple pour les championnats - ou trophés - ). Il existe différents trophées : trophée de l'Avenir, trophée des Raseteurs, trophée des As (la plus haute). Le raseteur peut aussi gagner de l'argent et les mises augmentent au fil du temps durant la course grâce aux sponsors. La mise est annoncée au micro "De la part de ... [un sponsor] ... [valeur] euros de plus".

Déroulement d'un raset

Course camarguaise

Un raset se déroule en quatre temps:

  • Le tourneur, qui le plus souvent est un ancien raseteur, attire l'attention du cocardier pour le placer dans le bon sens.

  • Le raseteur s'élance en espérant que le cocardier le suive.

  • Si le cocardier l'a suivi, alors les deux se croisent, il s'agit du raset, le raseteur tend son crochet et essaie de retirer un attribut.

  • Une fois le raset fait, le raseteur saute par-dessus la barrière puis s'accroche au mur d'enceinte de l'arène.

L'histoire de la course camarguaise

Course camarguaise

C'est au XIXe siècle qu'apparaissent les premiers jeux taurins assimilés à la course camarguaise. Ils se déroulaient dans des « plans » : Des arènes constituées de charrettes. Au fil du temps, le taureau commença à porter des attributs.
À cette période les manadiers comprennent qu’ils peuvent tirer parti de ces courses, en améliorant la race des taureaux, qui sont déjà très combatifs. Cette course était appelée « course libre ».
Un date importante dans l' histoire de la Course Camarguaise : le 27 février 1966 et le congrès qui se déroula à Paluds-de-Noves (Bouches-du-Rhône). Il adopta la mise en place du projet Vignon : la course à la cocarde avait son premier règlement (La Charte de la course à la cocarde*). Avec lui, l’appellation « Course libre », même si elle a continué longtemps d'être utilisée, devient caduque et devient « Course à la cocarde ».
En 1975, la Fédération Française de la Course Camarguaise est créée sous la loi des associations de 1901[1],[2].
Le 10 octobre 1975 la Fédération Française de la Course Camarguaise (F.F.C.C.) est agréée par le Ministère. La course camarguaise est reconnue comme sport par le Secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports. La « Course à la cocarde » devient définitivement la « Course camarguaise ».

Photos de course camarguaise

Ces photos ont été prises par Pauline Albaret.

La course camarguaise La course camarguaise La course camarguaise

Sources : Encyclopédie Wikipedia



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